dimanche 31 mars 2013

Contestations


À quand la fin des contestations après les batailles électorales en Afrique en générale et au Gabon en particulier?

L’Afrique est aujourd’hui hantée par le diable de la guerre, la pauvreté et des maladies.  Ces trois éléments sont majoritairement orchestrés par des résultats issus des batailles électorales. Autrement dit, les résultats issus d’une élection sont dévastateurs dans la mesure où ces derniers amènent un État à vêtir un autre costume que celui de la stabilité politique, économique et sociale. Ce fort de ce constat que l’Afrique demeure dans l’obscurantisme absolue de son non développement.
Ce manque de velléité est monnaie courante dans plusieurs pays tels que le Gabon, le Congo, le Tchad, la Guinée etc.…  En effet, il ne se passe pas une année sans que la population crie au scandale avant ou après un scrutin peu importe la nature de celui-ci. Le dernier en date du 28 mars 2013, lors de l’élection du nouveau patron de la Fédération Gabonaise de Football (FÉGAFOOT). Plusieurs carences ou irrégularités ont été décelé lors de ce grand rendez-vous, auquel les espérances d’un nouveau départ du football gabonais étaient ensevelies dans les cœurs de plusieurs jeunes et adultes amoureux de ce sport de masse. Pour exprimer leurs dégoûts, plusieurs d’entre eux s’acharnent ou déversent leur colère à travers certains sites créés par des compatriotes sur des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Yahoo. Ces sites ont pour but d’informer, sensibiliser et dénoncer des concussions enregistrées ici et là dans notre pays le Gabon.  Le  duel idéologique opposant Pierre Alain MOUNGUÉNGUI à Jean De Dieu Moukagni Iwangou, a vu le second triomphé au panthéon de ladite Fédération. De là, le premier en observant le déroulement du scrutin, dénonce la fraude perpétrée par certains membres du comité d’organisation dudit scrutin. Il cite entre autre le non respect de la date de dépôts de candidature par son challenger, la participation lors du vote de certains dirigeants des Associations qui aux yeux de tous ne sont nullement reconnues par des textes et le ministère des sports, c’est le cas du Beach soccer et le Foot sal. Pierre Alain MOUNGUÉNGUI  n’attend pas s’arrêter là, mais sera amené à saisir les plus hautes instances telles que la CAF et la FIFA pour l’annulation pure et simple de cette élection et le recommencement de celle-ci dans la transparence totale en s’appuyant sur les textes relatifs au bon fonctionnement de cette Institution sportive.
Rappelons que chacun a respectivement recueilli 22 voix contre 28 ce qui pourrait amener une parfaite équilibre lors du recommencement du scrutin si la CAF  et la FIFA venaient à accepter la protestation de Pierre Alain MOUNGUENGUI.
La contestation après des échéances électorales n'est pas une actualité ou une pratique recente, elle reste plus perceptible dans les années 90 en ce qui concerne le Gabon.
  
Les élections au Gabon demeurent  une équation à plusieurs inconnues. 

 Le monopartisme fit place au multipartisme en 1990, le code électoral et la constitution furent modifiés pour être mieux adaptés aux nouvelles exigences  du clivage politique. De là, on pouvait s’y attendre désormais à une meilleure organisation des joutes électorales, la première dans l’histoire du Gabon au sortir du monopartisme. Ce pendant, le tout premier scrutin dit démocratique fut organisé en1993, opposant Feu Omar Bongo ONDIMBA du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au Père Paul Mba ABESSOLO du Rassemblement National des Bucherons (RNB). Au décompte final, Feu Omar Bongo ONDIMBA est proclamé vainqueur selon la Cours Constitutionnelle. La réclamation de la victoire par  Paul Mba ABESSOLO, entraina celui-ci a créé un gouvernement parallèle à celui de son compétiteur. Le pays vivait désormais au rythme des représailles, le climat devenait de plus en plus délétère. Ce qui amèna l’ensemble des partis de l’opposition et les alliés du Parti Démocratique Gabonais (PDG) a dépêché à Paris en France des hommes capables de défendre systématiquement leurs positions.L’opposition gabonaise, Bongo doit céder le fauteuil à celui qui a été élu par des gabonais. Chose que les alliés du (PDG) avec le soutien de Mitterrand n'agréent pas ce pendant. Préférant  autres issues afin de ramener la sérénité dans le pays. C’est ainsi que des petits pots de vin ont glissé vers certains opposants qui se sont détournés de l’objectivité.les débats prirent fin, les deux parties optèrent pour la construction d'un gouvernement d’union nationale pour appliquer les différentes recommandations faites lors des échanges afin de sortir le pays de cette crise. Une fois au Gabon, tout  a été rangé dans les tiroirs de bureau et les mêmes maux continuent leur bout de chemin. Donc  c’est pour dire que tout était joué d’avance puisque cette première a entrainé plusieurs autres comme en 1998,2005 et la dernière en date du 30 Aout 2009. Pour y remédier facilement à cette situation qui prend des proportions inquiétantes sur la survie des États en général, et du gabon en particulier, il faudrait donc identifier dans un premier temps les inconnues de cette équation, trouver les solutions de celles-ci et enfin les rendre accessible à tous pour la bonne marche du pays vers une démocratie véritable.

Pourrait t-on se passer une fois des contestations après chaque joute électorale au Gabon ? 


Aujourd’hui, les nouvelles techniques pour éviter des éventuelles plaintes  entrent en vigueur dans le processus électoral au Gabon. Il s’agit ici de la biométrie tant ovationnée par les opposants qui pensent qu’elle est et sera le seul moyen pour
freiner la fraude et faire tomber les 45 ans de règne du PDG et ses alliés. Loin de là, car chacun veut s’enraciner ou demeurer au pouvoir pour ses propres intérêts, et ceux de sa famille au détriment d’un plus grand nombre. L’alternance ne s’achète pas mais s’arrache par la voie des urnes et par la présentation au peuple souverain d’un projet de société mettant en relief leurs préoccupations. Or on constate avec beaucoup de regret qu’au Gabon, le vote se fait par affinité, donc l’aspect projet de société n’est plus un référent pour la population gabonaise.

Les opposants de leur coté doivent sensibiliser leurs électeurs en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales  car ce n’est pas le fait de crier chaque jour fraude quand bien même vos électeurs ne pensent jamais aux inscriptions pendant la période où celles-ci se déroulent. Vivement que les nouvelles dispositions en cours d’élaboration permettront à toutes les parties de reconnaître la force de l’autre et sa supériorité pour que le Gabon triomphe une fois de plus dans ce domaine.

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